Les films que vous avez vus, à travers le filtre de la séduction, du lifestyle, et du look

Modérateurs: animal, Léo

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By ShivaSpace
#3333 "There is an idea of a Patrick Bateman.
Some kind of abstraction, but there is no real me.
Only an entity, something illusory.
And though I can hide my cold gaze...
and you can shake my hand and feel flesh gripping yours...
and maybe you can sense our life styles are probably comparable,
I simply am not there."



[color=blue][size=200]LE FILM[/size][/color]

[url=http://imageshack.us][img]http://img134.imageshack.us/img134/2073/americanpsychoqa9.jpg[/img][/url]

[url=http://imageshack.us][img]http://img86.imageshack.us/img86/4332/psycho2ne5.jpg[/img][/url]

[url=http://imageshack.us][img]http://img218.imageshack.us/img218/9946/sceneen1.jpg[/img][/url]


The film oscillates between horror, fantasy, and sarcasm, always under the sign of humor, black of course. Scenes of Bateman's world are hilarious—from the best business card contest among his colleagues to the orgy with prostitutes where he just looks at himself in the mirror while filming the spectacle, finally moving on to the scenes of unreal violence. The critique is aimed to be sharp and spares none, except fpr one. Colleagues, fiancee, lawyers, prostitutes and even the detective: all are gnawed away by vice, desire to be seen, money, perversion, madness, cruelty, and Bateman unites all of these qualities, absorbing them seamlessly. He seems, in fact, to have been chosen to carry out all the sins of this world, a modern Sodom and Gommorah, and the fact that he's not punished for his crimes (whether they're fictitious or not has little importance) has just one goal, as he becomes consciencious he is to be tortured for all the vices of his world.

The film would not work without Christian Bale's interpretation; he gives life to the character, in turn giving the spectator an unexpected exhuberance.It's a treat to watch Bale's performance in such a monstrous role to which he brings a certain goofiness. Serious or crazy, Bale always brings out charm and sweet craziness that make his character hilarious, much like Malcom McDowell in A Clockwork Orange. One remembers the elegant way, like a dance, in which McDowell killed his victims, comparable here to Bateman's quasi philosophical rantings about his favorite singers, like Huey Lewis, Phil Collins, & Whitney Houston—even more ironic given the depth of these singers. The soundtrack moves between bad FM pop and Ellis's new wave classics. Also to be noted is the accurate self effacing manner of Chloe Sevigny who brings a brief moment of freshness and purity.

The lengthy descriptions in the book are absent, except for Bateman's shower soliloquy on personal hygiene. Had the film been faithful to the descriptions it would have lasted several days. One can also question the final scenes with the police, too deliberately fantastic to be honest. Nonetheless what appears awkward is in fact a shrewd lure destined to create confusion in the audience's mind regarding Bateman's mental health. The film blurs easily between reality and fantasy and suddenly offers the viewer, like Bateman, an obvious solution, a sort of easy exit of the nightmare for the character and for the audience. However, in the final scene the sign on the door behind the lawyers and Bateman contains the key to the film. "THIS IS NOT AN EXIT". In a world where appearance reigns the illusions are deceptive. Bateman's lawyer can't tell him apart from his other clients, so how can we be sure of what he says? Lunacy or prison will not be an emergency exit for Bateman who must submit to infinite punishment of cruel reality.

American Psycho unmasks the darkness and the cynicism of 80's America and further succeeds by luring those it targets: its detractors.




Trailer:
http://www.youtube.com/watch?v=t5acl9umsFY

"TRY GETTING A RESERVATION AT DORSIA NOW YOU FUCKING STUPID BASTARD!"
http://www.youtube.com/watch?v=V-qRWQ4Uo08

"That's bone"
http://www.youtube.com/watch?v=qoIvd3zzu4Y



[color=blue][size=200]LE LIVRE[/size][/color]

[url=http://imageshack.us][img]http://img339.imageshack.us/img339/7829/americanpsychobookfz0.jpg[/img][/url]

American Psycho est un roman de fiction de Bret Easton Ellis, écrit en 1991.

Il nous conte l'histoire de Patrick Bateman, 26 ans, un flamboyant golden boy de Wall Street, avant le krach d'octobre 1987. Patrick est beau, riche et intelligent, comme tous ses amis. Il fréquente les restaurants les plus chics, où il est impossible d'obtenir une réservation si l'on est pas quelqu'un, va dans les boîtes branchées et sniffe de temps en temps une ligne de coke, comme tout bon yuppie.

Mais Patrick a une petite particularité : c'est un psychopathe. À l'abri dans son appartement hors de prix, au milieu de ses gadgets dernier cri et de ses meubles en matériaux précieux, il tue, décapite, égorge, viole. Sa haine des pauvres, des homosexuels et des femmes est illimitée, et son humour froid est la seule trace d'humanité que l'on puisse lui trouver.

Le roman décrit peu à peu, de manière très progressive, la véritable nature et les actes de Patrick Bateman, sans pour autant expliquer à aucun moment les éventuels évènements qui ont pu l'amener à devenir ce qu'il est. On sent la folie du personnage augmenter de manière exponentionnelle au fil des pages : le récit raconté à la première personne accumule de plus en plus d'hallucinations, d'incohérences, de passages de délire pur, et l'on peut sérieusement se demander, à la fin du livre, si Patrick Bateman ne vit pas uniquement ses meurtres dans sa tête - l'extrême violence fantasmée comme réponse à l'extrême violence économique et sociale de l'Amérique reaganienne.

Ce roman a provoqué à sa sortie un véritable scandale, en raison de l'extrême violence et de la pornographie présentes dans plusieurs passages. Il a été refusé par l'éditeur Simon & Schuster, qui avait pourtant donné une avance de 300 000 dollars à l'auteur. Cependant, après lecture, l'éditeur a préferé abandonner son argent et le livre. Publié par une autre maison, le livre se vendit à des milliers d'exemplaires aux États-Unis, puis dans le monde. L'auteur dut prendre un garde du corps suite à des menaces de mort, mais a publié son livre dans le reste du monde où le scandale fut extrêmement moindre. C'est aujourd'hui un best-seller.

A noter que dans son roman Lunar Park, [color=red]Ellis affirme que le personnage de Bateman avait été inspiré par son père[/color]. Il est toutefois impossible a priori de déterminer si cela est vrai ou si cela fait partie des éléments fictifs de cette auto-fiction fantastique.


A mon humble avis c'est vrai car après avoir lu ce bouquin j'étais intimement convaincu qu'il était impossible d'avoir simplement réussi à imaginer une telle perversion, une cruauté décrite de facon aussi chirurgicale et précise sans être psychopate soi meme. J'étais pas si loin: il s'est inspiré du daron en fait lol quel exemple.
Le livre est un chef d'oeuvre tout autant que le film, mais les scènes de meurtres (heureusement non retranscrites dans le film) sont outrageusement dérangeantes. L'une d'elle en particulier m'a poussé à arrêter ma lecture et à mater des south park pendant une heure avant d'aller me coucher pour ne surtout pas revoir ca en rêve.
Ceci dit il serait quand meme dommage de se priver de cette lecture, il suffit de zapper les scènes trop dérangeantes après tout...
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By Jeff!
#3334 Zapper les scènes dérangeantes? Ca devrait pourtant susciter ton interêt, un texte capable de te faire ressentir une telle gêne. C'est sûrement qu'il est bon.
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By ShivaSpace
#3335 Bien sur qu'il est bon, mais il l'est trop justement.
A travers ce bouquin tu rentres vraiment parfaitement dans la tete d'un psychopate, depuis les petites pensées malsaines jusqu'aux scènes de torture cannibales Ellis ne t'épargne pas.
"Tu voulais voir? Bah prends ca dans ta gueule"

Ceci dit j'exagère, s'il y a une seule oeuvre qui mérite vraiment qu'on zappe des passages c'est celle de Sade. Mais je disais ca parce que j'ai moi meme été particulierement marqué à la lecture de ce bouquin et je suis pourtant loin d'être quelqu'un de sensible, la violence je consomme depuis que j'ai 13 ans mais là à mon avis y'a de quoi traumatiser les moins aguerris.
Personnellement j'ai adoré ce livre et je ne regrette pas de l'avoir lu en entier, mais si je le relis je passerai outre toutes les scènes de meurtre.
Si tu veux comprendre pourquoi j'ai dit ca, va à la fnac, trouves en un exemplaire et feuillette un peu pour trouver les scènes de meurtre, tu comprendras tres vite.

HS: je viens de me rappeller, ya une scène dans ce bouquin qui est hilarante c'est quand il ramène chez lui une énorme méduse qui s'était échouée sur la plage, qu'il la fait cuire au micro ondes et qu'il la bouffe. :mrgreen:
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By Jeff!
#3337 Ayant moi même été exposé à l'oeuvre de Sade quand j'avais treize ou quatorze ans également, je te comprends sans te rejoindre. Je ne passerais de telles scènes que si elles étaient vraiment barbantes (ce que j'ai d'ailleurs fait des passages de dialogue philosophique chez Sade, à l'époque). Il n'y a guère que son style qui puisse me faire poser un livre.

Si tu veux un autre bon livre qui te fait "rentrer dedans", il y a L'Espoir d'André Malraux. Certains passages sont terriblements évocateurs, tellement bien décrits qu'on s'y croirait. C'est assez fin, le style n'est pas globalement pas désagréable voire excellent, et l'histoire intéresse quiconque est un peu curieux au sujet de la Guerre d'Espagne. A noter que, sans être une autobiographie, c'est du vécu, d'où la force du réalisme du bouquin.

A force d'en entendre parler, va falloir que je jette un oeil chez Ellis, décidement.
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By ShivaSpace
#3338 Ah nan moi mon expérience avec Sade j'avais 22 ans, j'ai lu deux pages et j'ai arrété ca m'a suffit.
J'espere qu'a 13 ans tu etais pas assez barré pour arriver à lire ca quand meme...
Mais Ellis ouais, excellent auteur et tres tres bon film.
By Icebrake
#3452 Hahaha c'est marrant que tu postes ça.
Depuis que je lis à propos de relookage et des rencontres de Spike je peux pas m'empêcher de faire l'analogie entre Christian Bate dans ce film et Spike :D

Il faut pas voir la violence littéralement dans le livre ou dans le film à mon avis, c'est plus une critique d'une société qui nous veut de plus en plus uniforme et lisse à l'extérieur, mais qui provoque ce genre de vices.

"Nous sommes une génération d'hommes élevés par des femmes"

+1 pour American psycho
+1 pour Ellis
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By ShivaSpace
#3518 [quote="Icebrake"]Hahaha c'est marrant que tu postes ça.
Depuis que je lis à propos de relookage et des rencontres de Spike je peux pas m'empêcher de faire l'analogie entre Christian Bate dans ce film et Spike :D


Faut dire, Bateman il te regarde une seconde et il te sort la marque, le prix, l'année de la collection et le style de couture de chaque article que tu portes, depuis les chaussettes jusqu'à la cravate. Ca fait quand meme penser à quelqu'un :mrgreen:
Après bon, Bateman il poursuit des gens qui lui ont rien fait avec une tronçonneuse et des baskets blanches
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By Prince
#14883 Revu le film ce soir et je le trouve encore moins bon qu'avant à cause de son humour qui désamorce en grande partie le propos du film jusqu'à verser dans le grand guignol sans intérêt.

Contrairement à l'image que l'on a du personnage, Patrick Bateman n'est absolument pas un "grand séducteur", il n'en a juste que l'apparence. Bateman c'est le vide personnifié dans un costume Valentino, aucun caractère, un charme fabriqué au millimètre tout comme son sourire longtemps étudié et répété devant la glace. Bateman hait les femmes et sa totale misogynie pointe un problème d'identité sexuelle, voir sa réaction lorsqu'il apprend qu'un de ses collègues est attiré par lui. Les femmes ne servent qu'à booster son égo défaillant et à se rassurer sur son hétérosexualité. Voir la scène ou il se filme avec les 2 putes en prenant des poses d'apollon. Il ne prend pas plaisir à faire l'amour, il ne jouit pas dans le sexe mais seulement dans sa représentation narcissique, la violence et la mort. Bateman n'aime que lui même. Comme lui-même n'est que néant, il vit en réseau fermé et cours-circuite tout désir, d'ou la surchauffe inévitable. On ne retient de lui que les marques qui le compose et l'aide à s'incarner aux yeux du monde qui l'entoure. Patrick Bateman ou le concept d'homme moderne parfait, mais à l'intérieur de l'enveloppe rien, juste des idées d'horreur qui permettent de remplir un peu le vide. American Psycho ou le miroir légèrement déformant d'une société déshumanisé qui a perdu le sens des vraies valeur pour se réfugier dans celles du pouvoir, de l'argent et de l'apparence.

Bale est souvent bon quoique finalement je trouve qu'il en fait parfois un peu trop. (Et je ne parle pas de la fin ou le film part en vrille)

Le livre est bcp plus froid à tout point de vue, un vrai livre d'horreur qui vous glace le sang et va droit au but dans sa critique d'un yuppie moderne et de la vacuité de sa vie. Ici c'est plutôt du tiède, ce n'est pas une catastrophe mais ce n'est pas très bon non plus.
By Tem
#14939 Christian Bale s'en sort pas mal au vu de la complexité du personnage qu'il incarne.

Je suis d'accord avec toi sur certain point cependant il "sort" avec des femmes afin de rester dans un grp , ce qu'il apelle "les plaisirs de la conformité" et je ne pense pas qu'il est un problème d'identié sexuelle, tout ce qui est marginal est répugnant pour lui . Lorsqu'il se film c'est plus par culture de son image , et de sa "domination" qu'il soumet au femme :D

Mon point de vue
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By Foolish
#93839 Film affreudisiaque. A voir absolument...

[quote]Contrairement à l'image que l'on a du personnage, Patrick Bateman n'est absolument pas un "grand séducteur", il n'en a juste que l'apparence. Bateman c'est le vide personnifié dans un costume Valentino, aucun caractère, un charme fabriqué au millimètre tout comme son sourire longtemps étudié et répété devant la glace.

Désolé, Prince, je suis totalement du point de vu opposé. Le personnage a de la culture, sûrement trop, en fait, pour le personnage qu'il incarne. Il suffit de voir les monologues qu'il fait sur les musiques ou à table... Pour moi, P. Bateman incarne celui qui pousse trop loin le culte de l'image au point de perdre la notion même de ce qui est réel par rapport à ce qui est juste apparent. Ça va même peut-être plus loin... Peut-être même que le film cherche à nous montrer ce qu'il y a vraiment chez les gens : des passions, des pulsions... Et que tout le reste n'est qu'apparence dégoûtante en fin de compte. Morale affreuse, mais qui dira le contraire ?