Séduction & dynamiques sociales : articles, analyses et questions

Modérateurs: animal, Léo

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By Maltese
#146312 (Le sujet s'adresse surtout à ceux qui ont fait un bon bout de chemin et ceux (qui pensent avoir) qui ont des enfants).

A ceux qui ont essayé de résoudre le problème sentimental d'un de leur pote. Grand mal leurs en a pris. Premièrement, parce que la plupart du temps personne n'écoute. Deuxièmement, parce que vous n'en n'avez pas la légitimité (le droit, le devoir, le moyen).

Mais alors qu'en est-il lorsque vous en avez la légitimité mais aussi le devoir (et aussi un peu la loi au cul pour vous le rappeler) ?
Comment, selon vous (si vous n'en n'avez pas encore) ou fait pour élever et transmettre vos acquis/conseils/expériences à vos enfants ?
Quelles valeurs souhaitez-vous transmettre à vos enfants ? Ou tout simplement: comment faites-vous ?

Sujet pouvant avoir un lien de près ou de loin à la théorie du genre, évitez de le poster ici et répondez aux questions. Merci.
By Stevy
#146365 Je tenterai au maximum de leur faire rentrer dans la tête le concept du "think outside the box".

Je veux absolument évité qu'ils se retrouvent plus tard dans une entreprise de 1000 salariés en open space à se bruler les yeux derrière un écran toute la journée.

Dans l'idéal j'aimerai leur apprendre à chercher des créneaux, des idées innovantes, et à leur donner les clefs pour pouvoir entreprendre. J'aimerai aussi dans l'idéal constituer en plus de mon épargne personnelle, une petite épargne lui/leur étant destinée pour qu'ils puissent un jour se lancer dans quelque chose qui leur tient vraiment à coeur sans devoir se plier en 4 devant un banquier qui tentera de faire rentrer leur profil dans une case d'un tableur excel pour évaluer le risque.

Concernant les études, je les inciterai à en faire mais dans un domaine ou ils pourront se lancer eux même plus tard. Exit donc les profession de la finance etc. Je veux pas qu'ils alimentent l'armée des jeunes diplomés en cols blancs et je ne voudrais pas qu'ils exercent une profession intellectuelle qui a été completement destructurée et sur-spécialisée de telle sorte qu'à la fin ils n'aient même plus conscience de l'objectif de leur travail.
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By S.Mimura
#146376 [quote="Maltese"]
Comment, selon vous (si vous n'en n'avez pas encore) ou fait pour élever et transmettre vos acquis/conseils/expériences à vos enfants ?
Quelles valeurs souhaitez-vous transmettre à vos enfants ? Ou tout simplement: comment faites-vous ?

En étant présent. Enormément.

En refusant catégoriquement d'envisager avoir des enfants avant d'être largement préparé à subvenir à tous leurs besoins. Que ce soit matériellement, en termes de temps, d’expérience à partager, de leçons à donner (incluant la légitimité), et tous ce qui pourrait te paraitre important.

Sinon d'accord avec Stevy.
By Synchronn
#146383 Avoir une fille au pair dès le début pour qu'il apprenne une deuxième langue et pourquoi que son papa profite aussi.
Diversifier ses nourritures visuelles, auditives, intellectuelles, etc.
Lui apprendre le respect, la politesse.
Lui apprendre à policher une voiture.
Lui donner confiance en lui.
Lui apprendre à s'exprimer, penser par lui même .
Le forcer à faire du sport (impensable d'avoir un gros lard), un sport de bonhomme.

C'est compliqué en fait, ça donne beaucoup d'implication.
By JulienH
#146387 Je pense que je commencerais par les observer beaucoup afin de voir ce vers quoi ils tendraient "naturellement", au fur et à mesure qu'ils grandissent. Quelle fibre, quelle sensibilité ils développent. Je les brancherais sur plein de trucs, sans forcer, sans vouloir en faire ce que je voudrais qu'ils soient, ou ce que je n'ai pas été.

Je les mettrais en garde de ne pas suivre le troupeau, également. De ne rien sacraliser à part eux-mêmes ; et les encouragerais à s'interroger sur tout le reste, ce qui implique donc de remettre en cause mes propres enseignements.

De fait, je serais susceptible d'y laisser un peu de mon autorité ; si je veux la conserver, je devrai être en mesure de toujours leur donner le "pourquoi". Un bon moyen d'éviter tout dogmatisme, attitude que je redoute tant j'ai été bordé de croyances dont je ne suis pas sûr d'être débarrassé. Et s'ils en viennent à se poser cette question du "pourquoi" en toute occasion, alors je crois que j'aurai fait une partie importante du taf, ils seront armés pour pas mal de choses.

Après, le respect, la générosité, l'humilité, l'empathie, ok mais ... envers qui ? Et quand ? A la limite, je préfèrerais parler de codes et d'outils, plutôt que de valeurs.

Si c'est une fille bah sa mère s'en chargera, les filles j'y connais rien ;)
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By Dje
#146392 [quote="Synchronn"]C'est compliqué en fait, ça donne beaucoup d'implication.
Et une bonne dose d'humilité face au fait qu'il aura une personnalité, des intérêts et des facilités propres ;)
By john dilinger
#146396 Des gens qui ont osé me confier ce traumatisme, je sais qu'une expérience connue jeune peut énormément développer l'aisance avec les femmes.

Donc, quand il aura 15 ans, je partirai en voyage en amoureux avec sa mère et je le confierai 2 semaines à notre voisine nymphomane de 35-40 ans (qui sait ce qui peut se passer ?) :mrgreen:
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By coug
#146398 [quote="Maltese"]Comment, selon vous (si vous n'en n'avez pas encore) ou fait pour élever et transmettre vos acquis/conseils/expériences à vos enfants ?
Quelles valeurs souhaitez-vous transmettre à vos enfants ? Ou tout simplement: comment faites-vous ?

Sujet pouvant avoir un lien de près ou de loin à la théorie du genre, évitez de le poster ici et répondez aux questions. Merci.
Si j'ai les moyens (et j'ai pas l'intention d'avoir d'enfant avant que ce soit le cas), j'envoie mes enfants dans un pensionnat en Suisse, vers 13/14ans.
Je pense que les sortir du noyau familiale est leur rendre le plus grand service. J'ai fait et je continue toujours de temps en temps, de faire des RH, pour aider à identifier et recruter des profils très précis.
Et il n'y a pas photo, celles et ceux qui sont passés par la case pensionnat et à fortiori, dans une institution éducative réputée ont une maturité incroyable pour leur âge, une immense capacité d'introspection que beaucoup n'atteindront pas même à 40 balais, une flexibilité, une adaptabilité à l'imprévue, des capacités de communication et de gestion de conflit développés, un potentiel de leadership énorme, une aisance à s'exprimer en public, une force de caractère certaine,...

Encore récemment, pour le recrutement d'une stagiaire, en interview two to one qui devait être semi-structurée, on a progressivement évoluée vers un stress-interview tellement elle était remarquable. Et ca s'est confirmé, un profil impressionnant - Qu'elle doit quasi exclusivement à son expérience en pension. D'autres avec dix ans d'expériences ont perdus leurs moyens, à interview égale. Elle a 19ans.

Je rejoins Synchronn sur les langues. Personnellement j'ai grandi avec 3, puis 4, puis 5 langues autours de moi. Ca m'a énormément aidé plus tard. Les études montrent que le cerveau est suffisamment évolué dès 18mois pour identifier jusqu'à 6 ou 7 langues différentes. Donc clairement, un environnement avec trois langues à l'âge de cinq ans, c'est un minimum. Mon grand père en parlait 7, dont l'arabe couramment (pas mal, pour un européen).

Ensuite je chercherais à stimuler son esprit de compétition dès que possible. A lui apprendre la rigueur dans le travail, ne pas se reposer sur ses acquis. Ne pas apprendre par facilité.

Lui faire faire du Krav dès qu'il (l'enfant, il ou elle donc) a trois ans, voir même plus tôt. C'est juste trop la classe
https://www.facebook.com/photo.php?v=53 ... =2&theater

https://www.facebook.com/photo.php?v=72 ... =2&theater

Pour tout un tas de raisons.

Personnellement j'ai commencé à manger du tatami à 6ans, ca m'a fait le plus grand bien.
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By Ventel
#146402 De mon côté, je ferais en sorte qu'il évite la télévision et l'ordinateur un maximum, car j'estime qu'un enfant de 4 à 12 ans ne doit pas passer des heures entières devant un écran. C'est désastreux de laisser ses gosses se ramollir.

Très tôt, j'essayerais de lui mettre dans les mains des BD, des livres, des briques en plastique (legos), des jeux de construction pour qu'il apprenne à modéliser/planifier//construire de lui-même (grâce à cette fameuse technique du tâtonnement essai-erreur qui leur permet d'induire un résultat concluant). On oublie souvent, mais le sens du toucher et le travail des mains stimulent vraiment bien l'intelligence ; lorsque j'étais gosse, ces jeux-là stimulaient vraiment mon imagination, ma créativité et mon habileté.
Je pense que sur le long terme, ils permettent à l'enfant de mieux appréhender le monde extérieur, car, peu à peu, il a appris à se débrouiller, à analyser et à architecturer de petits projets sans papa/maman.

Vu que je suis artiste, j'essayerai d'éloigner le plus possible (sans trop les conditionner) de la voie artistique. Je connais les pièges du milieu et je voudrais qu'ils ne connaissent pas la frustration qu'on peut ressentir lorsqu'on s'oriente vers cette voie ; la difficulté à se faire reconnaître, le manque de reconnaissance de la part d'autrui, le peu de rémunérations, et la souffrance liée au fait de ne pas être compris sont tout des petites choses qui poussent à des moments de vie bien difficiles.
Néanmoins, pour suivre l'avis de Coug, je pense que la voie du sport est très importante et qu'elle doit être développée dès le plus jeune âge. Il faut habituer l'enfant à être fier de lui, à utiliser son corps, à rentrer en compétition pour qu'il comprenne déjà tout petit que le monde des adultes ne ressemble pas du tout à Disneyland, et que très vite, il devra grandir de ses propres ailes.

Par contre, par pitié, messieurs, évitez d'éduquer vos gosses pour qu'ils deviennent comme vous, mais en mieux. N'essayez pas de leur inculquer des valeurs psychorigides, des croyances limitantes, des clichés, des débilités, des principes à la con qui feraient de lui un individu soumis, empoisonné et tiraillé par un code de vie angoissant.
J'ai eu un père autoritaire, scrupuleux, lunatique, catégorique et je paie très sévèrement les frais de son éducation. Aujourd'hui, j'ai d'énormes soucis lorsqu'un contexte me demande de ressentir de l'empathie ou d'afficher mon affect. C'est très handicapant pour soi (on sait le masquer devant les gens, mais on sait bien qu'intérieurement, on est pas normal).
Si vous éduquez un gosse comme s'il était un chien qui doit obéir, vous créerez des gens insensibles qui seront incapables d'avoir des relations constantes et saines avec les autres.
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By Jester
#146403 J'aimerais leur transmettre:
- ma passion de la lecture, des langues et de la musique

Comme valeurs, j'aimerais leur apprendre à:
aimer, travailler, réver, voyager, créer, s'adapter, etre tolérant, modéré, honnête, rebelles et révoltés.

Je n'ai aucune idée de comment faire, à part les faire voyager jeune en solo comme j'ai pu le faire.

J'aimerai avant tout être un père présent et conscient. Je crois que d'avoir une idée trop préconçue de comment s'y prendre, c'est le meilleur moyen de se gourer, je pense qu'il faut être extrêmement attentif et observateur, et réagir et s'adapter en fonction de la personnalité de l'enfant, et surtout ne pas confondre la réalité de ce qu'est l'enfant et ses désirs et les projections que l'on construit sur lui.

Je vais faire une comparaison qui va sembler peut-être idiote, mais si j'ai appris un truc en dressant mes chats, c'est d'être une patience infinie, et d'avant tout les observer pour saisir le moment ou ils font quelque chose de bien et les récompenser. C'est le seul moyen d'y arriver avec des chats, et je pense que c'est probablement la meilleure manière de s'y prendre avec des enfants.
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By animal
#146410 Je lui apprendrai à ne pas se mettre de limites, et à ne pas laisser les remarques des autres lui en poser. Et je lui offrirai un atelier avec Stéphane le jour où je m'aperçois qu'il commence à regarder les filles ;-)
By Synchronn
#146411 N'ayant jamais fait de sport collectif intensément, je lui ferai faire un sport collectif de mecs :D

[video]http://www.youtube.com/watch?v=icQasr61aEM[/video]

En le ramenant à la maison

[video]http://www.dailymotion.com/video/x1bqtzg_un-fils-decouvre-les-sensations-du-drift-avec-son-pere_auto[/video]

Et je devrais passer mon temps à revoir les trucs que ma copine lui apprendrait.
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By Giovanni Drogo
#148148 [quote="john dilinger"]Des gens qui ont osé me confier ce traumatisme, je sais qu'une expérience connue jeune peut énormément développer l'aisance avec les femmes.

Donc, quand il aura 15 ans, je partirai en voyage en amoureux avec sa mère et je le confierai 2 semaines à notre voisine nymphomane de 35-40 ans (qui sait ce qui peut se passer ?) :mrgreen:

Donatien Alphonse François sort de ce corps :mrgreen:
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By Maurice
#148223 Je crois qu'une des grandes erreurs du monde moderne, c'est de ne penser à faire qu'un seul enfant après celui de vouloir ne pas en faire : on met trop sur lui, il est à la fois le roi ou la reine et celui ou celle par qui passent toutes les exigences.

Et aussi, je crois qu'un seul enfant est un facteur de grand stress.

Voilà, vous élevez votre enfant. Et à 17 ans... arrive ceci :

[url]http://www.metronews.fr/info/belgique-7-jeunes-meurent-brules-vifs-dans-un-terrible-accident-de-la-route-video/mnci!9LhAFIZ9ILSiM/[/url]

Je connais quelques familles nombreuses, dont une famille très nombreuse de 10 frères et soeurs... c'est magique en dépit de toutes les difficultés qu'on peut y rencontrer bien sûr et ça vous donne des enfants très débrouillards très tôt.

Evidemment, pour moi, c'est sans doute trop tard, mais songez-y dans votre réflexion personnelle. ;)
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By pantin
#148237 J'ai un enfant (garçon) de 2 ans. (c'est pour la légitimité).

Il y a un monde entre mes idées avant sa naissance (sur l'éducation, les principes, etc) et après.

Je constate des trucs très simples mais particulièrement vrais,

-l'expérience est intransmissible (tout du moins très partiellement, cf Aide personnalisée également). On ne peut que guider, élever (vers le haut), répéter et attendre.
-On imprime beaucoup plus par ce que l'on est plutôt que par ce que l'on dit (c'est explicable par notre propension naturelle cognitivement à imiter)
-Apprendre à voir en quoi mon gosse et différent de moi et en quoi il me ressemble et discerner. Observer que lui change également sans cesse et s'ajuster
-Le rendre le plus sensible possible aux choses et le laisser faire ses expériences de tous ordres.

La seule chose, que je ne commande pas, (même si il m'agace à devenir dingue souvent), c'est l'amour grandissant que je lui porte et qui à la différence de l'amour sexué, n'a pas de fin. Et ça, cela détermine beaucoup de choses...