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Modérateurs: animal, Léo

By UnfixedCat
#115693 Petite anecdote au passage.

Aujourd'hui, je suis convoqué par 2 responsables RH, motif :
2 mails cyniques que j'ai envoyé à mon chef, un type (trop) gentil qui me trouve ingérable.
Je suis au "placard" depuis 3 ans, motif : je ne suis qu'un budget, autant de temps que j'ai passé à lire et m'informer, quelque part, ça m'arrange, je déteste mon métier.
Si on fait mon ratio productivité / salaire, on peut dire que mon taux horaire tend vers l'infini.

Sa politique :
"Le pouvoir tiens en 2 principes :
le premier c'est la rétention d'information".

La fille des RH :
"Vous ne comptez pas sortir d'ici avec une étiquette de chieur sur votre front ?"
Moi :
"Vous tenez tant que ça à voir où je me le suis fait tatouer ?"
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By Antares
#115696 [quote]La fille des RH :
"Vous ne comptez pas sortir d'ici avec une étiquette de chieur sur votre front ?"
Moi :
"Vous tenez tant que ça à voir où je me le suis fait tatouer ?"

Simplement...magnifique

[Oui ce post semble inutile son auteur l'assume mais tenait à le publier]
ByThe Man Outside
#115711 [quote="UnfixedCat"]Si je ne m'abuse, l'examen de ceinture noire, c'est être capable de maîtriser trois adversaires devant un jury indépendant, puis il y a l'examen d'instructeur fédéral.
Pour l'heure je n'en suis pas là et quelque part, c'est tant mieux, tant de choses à apprendre, tant de progrès à voir venir, tant de dérouillées à prendre et autant de fois se relever.
Je tiens, dans un domaine comme dans l'autre, à ne jamais considérer que tout est acquis et me reposer sur "mes lauriers", l'important étant de ne jamais négliger ses fondamentaux et de savoir se remettre en question. :wink:

"L'humilité, c'est le top de la frime" - Didier Super.

Allez, la ceinture marron fera l'affaire. :wink:
By UnfixedCat
#116309 Merci les gars ;)
The Man Outside : je pars du principe que je ne saurai mériter un quelconque "grade" que quand j'aurai fait la démonstration auprès de mes "paires" dans le monde réel, que je suis compétant, écrire la séduction est facile, la prouver est une autre paire de manches.

A propos de mon job : envisager d'en changer, oui. Mais il est clair que le monde de l'entreprise et sa hiérarchie rarement légitime, ne sont pas pour moi, mes boss le savent d'ailleurs, et ils en ont de plus en plus marre de se faire rentrer dedans, il n'est pas évident que mes provocations répétées ne finissent pas par se retourner contre moi. J'ai donc décidé de faire un deal avec eux : continuez à me traiter comme un fantôme, donc ne me donnez plus vos tâches imbéciles à faire, que de toutes façon je ferai mal, et en échange, vous aurez la paix.
Mon emploi est quasi fictif (ne rigolez pas, c'est avec votre pognon) et j'ai donc pour moi la plus grande des richesses : le temps, du temps que je consacre à travailler pour moi, qu'y a t il de plus précieux, en fin de compte ?

Pour continuer :
Quand j'ai une période de vide, comme dernièrement, à chausser des semelles de plombs, elle ne s'étale plus que sur quelques jours, et j'en suis reconnaissant, car il y a encore peu de temps, cela pouvait durer des semaines, voire des mois, interminables.

Deux semaines sans nouvelles de mon "plan pour l'hiver".
Comprendre que c'est une fille sympa et physiquement moyenne. Mon problème actuel est là, c'est que je me suis rendu compte que je ne visais pas assez haut. Les filles que je rencontre, et avec lesquelles je conclus, ne sont pas des filles qui me font rêver très longtemps, et trop souvent, sans être aveugle sur ce qu'elles m'apportent, ce sont des personnes que je tire un peu vers le haut, en terme de "qualité de vie". Et à vrai dire, la seule qui aurait pu m'apporter énormément à ce niveau là, m'a un peu effrayé, et je l'ai reléguée en "zone amie".

L'erreur que j'ai fais jusqu'à présent était de me contenter de la moyenne, j'ai fais même pire, je suis resté plus de deux ans avec une femme que j'appréciais pour son intelligence, sa force morale et sa normalité, mais pas vraiment pour le reste, encore que je n'en avais quand même pas honte.
Au lieu de continuer sur ma dynamique, je suis entré en zone de confort, au fond, je pense que la séduction était encore un peu trop consommatrice pour mes petits nerfs de l'époque. La peur d'abandonner ou d'être abandonné, c'est quelque chose que je ne voulais pas affronter en face, chose faite désormais, et plutôt proprement à mon sens.

Bref. Ce "plan pour l'hiver", que j'appelerai Z. m'interesse pour son esprit libre, son indépendance rare, et sa sexualité qui me demande des efforts particuliers.
Plus de nouvelles depuis deux semaines. La dernière discussion avait été un peu agitée. J'avais assez peu apprécié d'entendre qu'en ce moment, elle vivait une sorte de dégout des hommes, et qu'elle voulait qu'on soit amis.
Amis... J'avais à l'esprit tout le poids de ce terme et je pensais qu'il y avait quelque chose d'inavouable, et quelque chose de pas forcément glorieux pour moi, encore que j'avais décidé de ne pas en faire une affaire personnelle.

J'avais conclu la discussion en lui disant "Je ne serai jamais ton psy, et il est hors de question que je te paie le resto pour que tu me racontes tes frasques avec ces types qui te proposent de t'emmener à Hypopotabeurk, des amies, j'en ai déjà plein".
J'ai compris ce week end que c'était aussi et surtout une demande d'intimité intellectuelle, chose que j'avais peu abordé avec elle jusqu'à maintenant.
"Tous les mecs ne pensent qu'à coucher avec moi, et jamais à m'apprécier pour ce que je suis, c'est là mon fléau" - m'a t-elle avoué.

Samedi dernier, donc :
par sms :
Elle : "tu me fais la gueule "?
Moi : "qui est ce ?"
Elle : "t'es trop bête, Barney"
Moi : "viens"

Après avoir fait une heure de train, elle m'avouera qu'elle avait trouvé très sexy que je prenne la décision à sa place d'une façon aussi directe.
Le même genre de chose s'est produite au resto le lendemain, et elle m'a expliqué la puissance de mettre des mots simples sur les désirs de quelqu'un qui comme elle, ne sait pas dire directement ce qu'elle veut, un rôle d'homme, dans sa plus simple expression.
Et ça colle complètement avec le poids de la pression sociale qu'elle subit. Elle veut vivre sa liberté, sa liberté d'avoir de multiples amants qu'elle apprécie chacun pour des choses différentes, mais ne le peut pas aux yeux de tous, lui donner l'illusion qu'on décide à sa place, c'est lui donner le choix de s'affirmer dans sa liberté encore si mal vue, malgré 40 ans de soit disant "libéralisation sexuelle".

Bref, j'ai pris une large distance par rapport à deux autres types, surtout que contrairement à eux, j'ai partagé avec elle des moments légers et sans aucun pathos.
Mais ça sera pour la beauté du geste, surtout que sa nouvelle façon de se projeter, bien que flateuse, ne me dit pas grand chose qui vaille...
By UnfixedCat
#116312 [quote]Les mensonges populaires ont toujours été les ennemis les plus puissants des libertés personnelles. Il y a seulement une façon de les traiter: les couper à la racine même, tout comme les cancers. Exterminez les racines et les branches.
Les anéantir ou ils nous détruiront!

Anton Szandor Lavey - The Satanic Bible
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By Dje
#116313 Tu as apparemment avec ton métier le rapport destructeur que des dragueurs compulsifs ont avec le couple en général.
C'est dommage de passer à côté de cette joie qu'on peut éprouver en ayant un métier qui nous plait, et qui éclabousse positivement tout le reste de notre existence grâce au sentiment de fierté et d'accomplissement qu'il nous procure...
By UnfixedCat
#116325 [quote="Dje"]Tu as apparemment avec ton métier le rapport destructeur que des dragueurs compulsifs ont avec le couple en général.
C'est dommage de passer à côté de cette joie qu'on peut éprouver en ayant un métier qui nous plait, et qui éclabousse positivement tout le reste de notre existence grâce au sentiment de fierté et d'accomplissement qu'il nous procure...

Vraiment intéressant ce que tu dis là, je te dois une consultation :wink: .
J'y réfléchi, et je crois que non seulement j'ai ce rapport là avec le travail, mais aussi avec le couple, et que les deux sont comme liés suivant les mêmes principes, avec leurs parts de pensées limitantes, sans doute.
Pour l'instant je n'y vois pas clair. Je m'efforce de refaire une chronologie, et étrangement, le seul "vrai" couple que j'ai formé a été contemporain avec des progrès fulgurants dans mon job, à l'époque.

Si je n'ai pas agi comme un dragueur compulsif jusqu'à maintenant, ça n'est pas faute d'en avoir envie, c'est faute de m'en donné les moyens, quoique je promène toujours avec moi une forme de sale idéologie de la pureté.

Je vais creuser la reflection, pendant mes heures de boulot...
By UnfixedCat
#116441 Aujourd'hui j'ai été élu au CHSCT de ma boite, en fait c'est tout ce que je voulais, être en relation avec tout le personnel, et veiller à ce que tout le monde soit en sécurité, être un contre pouvoir et défendre le faible, ce qu'ils ne m'ont pas donné, je me le suis donné tout seul, tant pis pour eux, il vaut mieux m'avoir à ses côtés qu'en face...
By UnfixedCat
#116791 Pour noël,
j'ai calmé un indésirable qui se comportait en dictateur et osais faire quelque chose qui est capable de me mettre hors de moi : mal traiter mon père (dont je n'ai pas le sang, je l'ai su à l'âge de 27 ans, et je n'aurai pas l'occasion de vous l'expliquer, mais sachez que l'amour qui ne nous est pas due est la plus précieuse des choses). J'ai généré une sorte de poids dans l'ambiance, mais je considère qu'il y a une chose sur laquelle j'ai le droit d'être totalement intransigeant : Le maître chez lui, c'est lui, point barre.

Et devant cette assemblée constituée malgré moi de pas mal d'abrutis, de ploucs et de couples sous communiquant de toutes leurs forces le plus terrible des naufrages (voir un enfant là au milieu me déchire le coeur), j'ai offert à mon père, Mécanicien automobile de son état, enfermé parfois malgré lui dans une modestie et une forme de respect de l'autorité illégitime, une paire de chaussures italiennes et le nécessaire pour qu'il les entretienne, puis je lui ai expliqué.

La boucle est bouclée.

Devant sa réaction, et l'immense fierté que nous avons partagé, je n'ai qu'une chose à dire :

Merci infiniment pour tout ce que j'ai appris grâce à toi, Stéphane.

Fin de ce journal, merci à ceux qui lui ont consacré de leur précieux temps.