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Modérateurs: animal, Léo

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By Eick
#111521 Pour faire l'avocat du diable, il reste aussi à se poser une question.
Pouvons-nous garder une totale objectivité en étant ici, dans le Spikeclub.
C'est vrai, comment émettre une critique pertinente sur les propos des lecteurs alors que nous suivons Spike et ses idées depuis déjà quelques années et déjà bien avant qu'il imprime son livre.
Sa ne remet pas en doute ce que je pense du livre, loin de là car personnellement je l'es apprécié, je l'es mis dans mon avis. Cependant, il faut admettre d'un point de vue que certaines personnes en dehors du Spikeclub peuvent émettre des critiques négatives qui peuvent être pertinentes, et j'en es vu quelques unes dans le lot des méchancetés.
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By kero
#111522 [quote="Eick"]Pour faire l'avocat du diable, il reste aussi à se poser une question.
Pouvons-nous garder une totale objectivité en étant ici, dans le Spikeclub.
C'est vrai, comment émettre une critique pertinente sur les propos des lecteurs alors que nous suivons Spike et ses idées depuis déjà quelques années et déjà bien avant qu'il imprime son livre.
Sa ne remet pas en doute ce que je pense du livre, loin de là car personnellement je l'es apprécié, je l'es mis dans mon avis. Cependant, il faut admettre d'un point de vue que certaines personnes en dehors du Spikeclub peuvent émettre des critiques négatives qui peuvent être pertinentes, et j'en es vu quelques unes dans le lot des méchancetés.

Bof, il y en a plein qui ne se gènent pas pour avoir des avis contraires. On peut apprécier le travail de quelqu'un sans pour autant boire toutes ses paroles. Ça s'appelle l'esprit critique ^^

On n'a pas nécessairement besoin de s'enfermer dans l'alternative entre suivisme servile ou hostilité systématique.

Personnellement je trouve les réflexions de Stéphane tout à fait intéressantes, voire très riches et pertinentes sur nombre de points, ça ne m'empêche pas de demeurer plus réservé sur certains éléments.

En particulier, pour donner un avis global, j'ai parfois l'impression que Stéphane présente (et considère) sa démarche de séduction comme la seule faisant sens, oubliant un peu vite qu'elle est indissociable de son tempérament propre et de son cheminement personnel. D'où une tendance à mépriser tout ce qui relève d'autres approches, de la "technique", alors qu'il oublie peut-être un peu vite que pour ceux pour qui la séduction n'est pas naturelle, pour qui les techniques ne sont pas "internalisées" a priori, il n'est pas inutile de travailler activement certains détails de la manière d'agir (openers, negs, etc etc). Quant on est dans l'impro complète (et un échange entre personnes ne peut être cool que s'il n'est pas perpétuellement calculé), ces trucs ne viennent pas naturellement. Être séduisant, c'est bien, mais ça ne fait pas tout, si on n'est pas un "natural", comme l'est très clairement Stéphane, pour reprendre une catégorie qu'on retrouve ici ou là.

Et au final, quelque part, (ça peut sembler paradoxal, mais ça ne l'est pas) j'ai l'impression que la séduction n'est pas totalement assumée. Il y a un côté passif. On ne vas pas d*r*a*g*u*e*r, on devient séduisant et si d'aventure l'occasion se présente, on fait connaissance. On pourrait un peu caricaturer en disant, l'idée est de devenir tellement parfait, qu'on n'a pas besoin de faire grand chose, les filles vous tombent sur le bras comme des mouches. Du coup on ne va jamais insister avec une fille qui ne répond pas une fois au téléphone. On est tellement nickel sur soi qu'il y en a assez pour vous harceler de coups de fils d'elles-mêmes :-)

Du coup, c'est marrant, d'ailleurs, de remarquer un gros paradoxe dans les critiques sur le site de la FNAC: l'un d'entre eux s'insurge contre le manque de techniques précises (exercices ...), l'autre affirme que les techniques de "grand séducteur" n'ont aucun intérêt, qu'il faut être (en gros) soi-même (et au passage, le fait qu'il connaisse le terme "grand séducteur", montre que la personne en question s'y intéresse depuis longtemps et a une dent en général contre tout ce qui relève de la séduction "active"). Bref, les critiques changent en fonction des tempéraments personnels, au point de dire exactement le contraire.
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By kero
#111523 Comme d'ailleurs, Sorcier le fait également remarquer dans son post ^^
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By animal
#111524 [quote="kero"]En particulier, pour donner un avis global, j'ai parfois l'impression que Stéphane présente (et considère) sa démarche de séduction comme la seule faisant sens, oubliant un peu vite qu'elle est indissociable de son tempérament propre et de son cheminement personnel. D'où une tendance à mépriser tout ce qui relève d'autres approches, de la "technique", alors qu'il oublie peut-être un peu vite que pour ceux pour qui la séduction n'est pas naturelle, pour qui les techniques ne sont pas "internalisées" a priori, il n'est pas inutile de travailler activement certains détails de la manière d'agir (openers, negs, etc etc). Quant on est dans l'impro complète (et un échange entre personnes ne peut être cool que s'il n'est pas perpétuellement calculé), ces trucs ne viennent pas naturellement. Être séduisant, c'est bien, mais ça ne fait pas tout, si on n'est pas un "natural", comme l'est très clairement Stéphane, pour reprendre une catégorie qu'on retrouve ici ou là.
Tous ceux qui ont fait un atelier t'expliqueront que ce point est largement abordé par Stéphane, et après y avoir longuement réfléchi, et parce que j'ai quand même beaucoup lu d'ouvrages américains sur le sujet, j'en suis arrivé à la conclusion suivante: Mystery et autres t'apprennent à dr*aguer en soirée, Stéphane t'apprend à devenir un naturel. Aucun doute sur le fait qu'une méthode est un peu plus compliqué et longue à maîtriser que l'autre, mais aucun doute non plus sur le résultat.

Point amusant, parfois je n'arrive pas à me lancer pour parler à une fille (mon atelier street l'a bien prouvé, quand je bloque je bloque), mais ça ne m'empêche pas de séduire et d'être devenu plutôt bon (en toute modestie, hein). J'ai un peu mis mon journal de coté pour cause de copine stable, mais en ce moment, je me fais souvent dragouiller par des filles sans rien demander de particulier. Pas parce que je connais la routine numéro 117, mais parce que j'ai fini par internaliser toute la "méthode" et que maintenant, j'ai pris confiance en moi, et ça, mes amis, c'est le graal...
By Rose Selavy
#111525 Stéphane, c'est l'histoire d'un type qui un jour dit à ses potes qu'il ne faut pas appeler 15 fois une fille qui n'a pas daigné répondre à un SMS.
Et il se rend compte dans leurs yeux qu'il tient un langage d'illuminé.

Il a mit des mots, des concepts là où le bon sens fait défaut.

Quant on lit son livre, on est forcément un peu horrifié : coupez vous les ongles, l'humour ne suffit pas à emballer les filles, dégagez de la normalité ect...
Mais si il le dit avec tant d'aplomb, c'est bien que beaucoup passent outre.
On ne peut même pas parler de méthode, et encore moins de technique. Il a nommé les mécanismes huileux des interactions humaines - et à vrai dire c'est déjà énorme.
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By kero
#111526 [quote="animal"]Tous ceux qui ont fait un atelier t'expliqueront que ce point est largement abordé par Stéphane, et après y avoir longuement réfléchi, et parce que j'ai quand même beaucoup lu d'ouvrages américains sur le sujet, j'en suis arrivé à la conclusion suivante: Mystery et autres t'apprennent à dr*aguer en soirée, Stéphane t'apprend à devenir un naturel. Aucun doute sur le fait qu'une méthode est un peu plus compliqué et longue à maîtriser que l'autre, mais aucun doute non plus sur le résultat.

Point amusant, parfois je n'arrive pas à me lancer pour parler à une fille (mon atelier street l'a bien prouvé, quand je bloque je bloque), mais ça ne m'empêche pas de séduire et d'être devenu plutôt bon (en toute modestie, hein). J'ai un peu mis mon journal de coté pour cause de copine stable, mais en ce moment, je me fais souvent dragouiller par des filles sans rien demander de particulier. Pas parce que je connais la routine numéro 117, mais parce que j'ai fini par internaliser toute la "méthode" et que maintenant, j'ai pris confiance en moi, et ça, mes amis, c'est le graal...

Tu le dis toi-même: tu as une copine et tu te places d'emblée dans une situation hors de portée (cf. l'exemple de la nana que tu as connu en déplacement). Tu sais très bien que du coup, par le fait même que tu ne cherches rien du tout, tu as l'atout maître de la séduction :-)

Maintenant, on est tous d'accord pour dire que la routine pour la routine, c'est pas terrible. Mais employer certaines routines permet aussi d'internaliser un certain état d'esprit. Ou pour le dire d'une autre manière, jouer un rôle, c'est, au bout du compte, devenir ce rôle. De toute manière on joue tous un rôle (internalisé en enfance, suivant le contexte), il n'y a pas une manière "naturelle" d'être, il n'y a qu'un écart, plus ou moins important, entre son propre naturel, et ce qui demeure un rôle tant que certaines choses ne sont pas acquises.

Et je vais illustrer ce point en reprenant le cas que tu évoque, car il est hyper intéressant, un véritable cas d'école de tout le mystère de la séduction. Aller séduire dans la rue, la street session. La "cold approach". J'ai, personnellement, le même problème que toi: autrement dit, lorsque je fais les choses sans (trop) y penser, je peux être absolument excellent (je me suis surpris à de nombreuses reprises), mais toutes mes expériences consistant à sortir activement "draguer", comme on dit, était (presque) toujours une vraie catastrophe. Tu projettes les situations, tu te pré-plombe dans la tête, tu agis merdiquement, ça te plombe encore plus.

Dernièrement, pourtant je m'y suis remis. Me trouvant (comme tu le sais) en Allemagne, où les codes, la culture relationnelle sont très différentes, sans parler de la langue qui demeure difficile, ont eu pour résultat que j'ai plus de difficulté que d'habitude à trouver de quoi me mettre sous la dent. Du coup, j'ai recommencé. Alors, évidemment, comme on le répète à longueur de journée, l'amorce parfait n'existe pas. Mais je me suis aperçu que ce qu bloquait le plus c'était quand même le fait de ne pas savoir quoi dire. La drague active est très mauvaise pour l'impro, alors avoir des routines d'entrée un peu rodées permet de débloquer bien des situations. Avoir des routines, c'est bien pour pouvoir les dépasser.

Prenons aussi le cas du faux-dialogue de Stéphane. L'idée est superbement intéressante, mais toi, quand tu vois une jolie fille quelque part dans la rue, ou dans le train, ou dans un bar, tu arrive à me développer un joli petit faux dialogue comme ça, improvisé ? Chez moi, deux situations possibles: soit je suis dans le bon état d'esprit (énergie ...), et alors je fais surgir sans trop de problèmes la discussion presque de rien (et d'ailleurs, alors je n'ai aucun besoin de faux dialogues, ou je le fais sans m'en rendre compte), soit je ne suis pas dans le bon état d'esprit (et je ne peux pas toujours l'être, d'ailleurs c'est pas normal d'être perpétuellement disposé à la discussion/l'échange, c'est un truc que j'ai compris avec le temps), et alors, le temps que je réfléchisse à une bonne entrée en matière, c'est mort. En clair: comment concilier la règle des trois secondes à la volonté de ne pas y aller en kamikaze/n'importe comment ? De faire les choses un peu bien, sans s'enfermer dans la procrastination auto-réflexive ?

Certains font du théâtre d'impro. Bien. Sans doute intéressant. Je n'ai pas le temps et d'autres priorités. Une autre solution, c'est d'avoir un peu de matos prêt à l'emploi et pré-mâché. Des entrées en matières un peu propres permettant d'enchaîner de manière fluide sur une discussion totalement naturelle en ce qu'elle a d'improvisé. Après, on peut toujours broder autour.

C'est aussi une manière d'internaliser.

Mais au fond, on en revient toujours à l'éternelle question: inner ou outer game. Et sans doute qu'il n'y a pas une solution parfaite, mais uniquement des solutions qui collent à des tempéraments personnels. D'où ma remarque sur la démarche d'ensemble proposée par Stéphane.
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By Transcendantal
#111532 J'ai failli ne pas acheter le bouquin, pensant avoir suffisamment lu et pris des notes sur le sujet. Mais je l'ai acheté quand même, et je dois constater que c'est un grand plaisir d'avoir sous la main en un volume identifiable des idées, habitudes ou techniques écrites dans un langage clair (ça change de mon écriture de pattes de mouche ^^)

Maintenant, c'est sûr, ya pas une technique pour brancher une fille, mais toujours est-il qu'il y a des récurrences qui s'observent dans presque toutes les interactions. Voilà précisément ce que cherche à saisir le livre. Une sorte de vérité universelle sur la question, même s'il y a peut-être des exceptions... mais bon, ça arrive de tomber sur une fille complètement gazée et avec qui vous allez réussir à coucher malgré l'extrême maladresse du jeu de séduction... Bref. Ah, et j'oubliais, comme disait l'autre, "errare humanum est".

Perso, je me suis reconnu dans plus d'une anecdote, dans plus d'une mauvaise habitude exposée par le livre, et cela me suffit à dire que ce livre m'aide parfaitement dans mon ascension. Pour le reste, c'est du tripotage intellectuel.

[quote]
Et je vais illustrer ce point en reprenant le cas que tu évoque, car il est hyper intéressant, un véritable cas d'école de tout le mystère de la séduction. Aller séduire dans la rue, la street session. La "cold approach". J'ai, personnellement, le même problème que toi: autrement dit, lorsque je fais les choses sans (trop) y penser, je peux être absolument excellent (je me suis surpris à de nombreuses reprises), mais toutes mes expériences consistant à sortir activement "séduire", comme on dit, était (presque) toujours une vraie catastrophe. Tu projettes les situations, tu te pré-plombe dans la tête, tu agis merdiquement, ça te plombe encore plus.

Vécu la même chose. La seule explication que j'ai trouvée consiste à dire que la gonzesse nous voit arriver à des km, et qu'en raison de l'état d'esprit que l'on a et qui transpire justement la "cold approach", plutôt que la chaleur de la spontanéité du mec qui est ici ou là parce qu'il a qqch à faire (en gros parce qu'il a une vie et un état d'esprit qui va avec), la fille nous envoie dans les rosiers, et c'est marre.
Perso je fais ça avec compagnie d'un pote, mais j'en suis à éradiquer la petite voix. Et dans ce cadre-là, ça aide. Mais il est clair que mes réussites (ou ce qui aurait dû être des réussites avec numéros à la clé) se sont systématiquement faites quand je sortais dans l'optique d'étudier, de travailler, de faire du sport, de faire mes courses ou une pizza...
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By kero
#111534 [quote="Transcendantal"][quote]Et je vais illustrer ce point en reprenant le cas que tu évoque, car il est hyper intéressant, un véritable cas d'école de tout le mystère de la séduction. Aller séduire dans la rue, la street session. La "cold approach". J'ai, personnellement, le même problème que toi: autrement dit, lorsque je fais les choses sans (trop) y penser, je peux être absolument excellent (je me suis surpris à de nombreuses reprises), mais toutes mes expériences consistant à sortir activement "séduire", comme on dit, était (presque) toujours une vraie catastrophe. Tu projettes les situations, tu te pré-plombe dans la tête, tu agis merdiquement, ça te plombe encore plus.

Vécu la même chose. La seule explication que j'ai trouvée consiste à dire que la gonzesse nous voit arriver à des km, et qu'en raison de l'état d'esprit que l'on a et qui transpire justement la "cold approach", plutôt que la chaleur de la spontanéité du mec qui est ici ou là parce qu'il a qqch à faire (en gros parce qu'il a une vie et un état d'esprit qui va avec), la fille nous envoie dans les rosiers, et c'est marre.

Mais même pas !

Quand je parle de catastrophe, ce n'est pas tant que la fille envoie sur les roses. Ça arrive aussi, bien sûr, mais il m'est arrivé souvent d'être très bien accueilli (ou pas trop mal), mais de quand même mal enchaîner, et finalement, souvent, m'auto-éjecter par manque d'inspiration. D'ailleurs, lorsque je me suis lancé dans le passé, j'ai très souvent été étonné par le nombre de nanas tout à fait contentes/amusées/disposées à jouer. Et par MON incapacité à enchaîner/jouer dessus.

Lorsqu'on va séduire activement, (mais ceci dépend des caractères/tempéraments, sans doute) on entre dans un état d'esprit qui bloque l'improvisation, le naturel qui est là lorsqu'on lance une discussion sans (trop) y penser. Le fait même de s'inquiéter de ne pas savoir comment enchaîner fait qu'on bloque là dessus. Alors que dans d'autre cas, il m'est arrivé de récupérer un numéro (en 45 secondes chrono) en lançant un simplissime "Vous êtes charmante", sans presque y penser, mais avec l'hyper sourire et un air totalement détendu et détaché. C'était sorti tout seul. J'ai des tats d'exemples de ce type.

J'ai relu hier soir plusieurs discussions sur les "phrases d'amorce". Ces discussions finissent toujours par, en gros: 1/3 de posts qui donnent des exemples, plus ou moins intéressants. 1/3 qui incitent à faire du circonstanciel (cela est effectivement le mieux, mais justement, ça ne marche que lorsqu'on est déjà dans le feu de l'action, ou dans d'autres activités). 1/3 qui expliquent en long et en large qu'on s'en fout de la phrase d'amorce, que la seule chose qui compte c'est l'état d'esprit.

Basiquement, ces derniers ont tout à fait raison, mais ils oublient un détail de taille: qu'avoir des routines ou des enchaînements tout prêts permet de dépasser le blocage, et y aller totalement playful, et d'ailleurs, finalement, souvent de faire totalement autre chose que ce qu'on avait dans la tête. Or, je suspecte tous ceux qui critiquent les "enchainements tous faits", les "routines", de pouvoir s'en passer parce qu'en réalité ils ont en déjà (plus ou moins consciemment) un stock tout prêt, parce que certains enchaînements sont pour eux devenus tellement naturels que ce blocage (que je connais, de même que toi et animal, et plein d'autres) n'existe pas ou plus, et du coup ... ils ne le comprennent plus, ne le ressentent plus.
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By BelAmant
#111535 Stéphane n’en parle pas dans son livre, mais préconise tout de même si ma mémoire est bonne de savoir créer ses propres routines dans la logique où elles vous sont personnelles, avec une inflexion propre et congruentes avec votre personnalité et votre style de vie.


Les routines préconstruites ne sont pas nécessaires, mais peuvent être une bouée pour qui n'est pas inspiré et doit passer la seconde. Même si l’approche circonstanciée et le badinage restent les techniques les plus proches du natural.


Quand tu n'y penses pas et que tu te surprend toi même kero, c'est l'idéal, tu es natural.
Quand tu pratique le badinage et l'approche circonstancié, tu fais ton artiste. En fin de compte toi seul se souviendra de ce que tu lui a dit pour l'approcher.
Quand tu es sur "Off", tu cherches une bouée, surtout quand te mettre sur "On" n'est pas dans le bon timing pour toi ou que la fille te fait réellement perdre tes moyens


L'idéal n'est pas d'être "On" ou "Off", mais de savoir rester en veille au quotidien pour mieux se mettre en mode. C'est impossible de toujours être dans le bon état d'esprit.


Faire rentrer la fille dans notre réalité quand la réalité du moment s’apparente à sortir tout juste prendre le bus 45 minutes après s’être réveillé ou rentrer en métro à 20h dans un état végétatif n’est pas pour ainsi dire le meilleur moyen de faire de l’esprit, d’être inspiré ou imaginatif. Déjà qu'il faut prendre son courage à 2 mains et lutter contre notre guerre intérieure...


Je cite l'un des articles de Jibril :
[quote]Je ne répèterai jamais assez qu’avoir défini 5 thèmes qui caractérisent votre vie est essentiel, si on ne sait pas se présenter en 5 thèmes comment prétendre parler de soi 10 minutes sans blanc ?


Il est intéressant d’utiliser ce concept de thèmes non seulement sur parler de soi (donc de sujets personnels choisis avec intelligence après avoir obtenu les signes d'intérêt) mais aussi sur les routines (donc de sujets qu’on connait avant d’avoir obtenu ces signes).


Le fait de ne penser qu'au thème, et non pas de réciter, aura plus de congruence dans le dialogue avec l'état d’esprit, l'inflexion et la dynamique du moment.


Je ne prétend pas réinventer la roue, mais parfois les choses d'une telle évidence sont sous notre nez. Si avant d'aborder tu as (dans le sens avoir en soi) 3 thèmes de conversations sur lesquels embrayer et 3 thèmes de sujets personnels lesquels te donnent de la valeur, le risque de ne pas enchaîner est vraisemblablement diminué.


Bref, je n’ai jamais regretté encore de me réveiller en bonne compagnie pour avoir à l’abordage sortie 1 ou 2 routines disons « techniques » me permettant de ne pas staller avec elle.
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By Transcendantal
#111543 [quote="kero"][quote="Transcendantal"][quote]Et je vais illustrer ce point en reprenant le cas que tu évoque, car il est hyper intéressant, un véritable cas d'école de tout le mystère de la séduction. Aller séduire dans la rue, la street session. La "cold approach". J'ai, personnellement, le même problème que toi: autrement dit, lorsque je fais les choses sans (trop) y penser, je peux être absolument excellent (je me suis surpris à de nombreuses reprises), mais toutes mes expériences consistant à sortir activement "séduire", comme on dit, était (presque) toujours une vraie catastrophe. Tu projettes les situations, tu te pré-plombe dans la tête, tu agis merdiquement, ça te plombe encore plus.

Vécu la même chose. La seule explication que j'ai trouvée consiste à dire que la gonzesse nous voit arriver à des km, et qu'en raison de l'état d'esprit que l'on a et qui transpire justement la "cold approach", plutôt que la chaleur de la spontanéité du mec qui est ici ou là parce qu'il a qqch à faire (en gros parce qu'il a une vie et un état d'esprit qui va avec), la fille nous envoie dans les rosiers, et c'est marre.

Mais même pas !

Quand je parle de catastrophe, ce n'est pas tant que la fille envoie sur les roses. Ça arrive aussi, bien sûr, mais il m'est arrivé souvent d'être très bien accueilli (ou pas trop mal), mais de quand même mal enchaîner, et finalement, souvent, m'auto-éjecter par manque d'inspiration. D'ailleurs, lorsque je me suis lancé dans le passé, j'ai très souvent été étonné par le nombre de nanas tout à fait contentes/amusées/disposées à jouer. Et par MON incapacité à enchaîner/jouer dessus.

Oui, j'en parle pas précédemment, mais ça m'est arrivé aussi. Je me rappelle même de ces filles que j'abordais l'an dernier en leur disant "vous êtes très jolie, mademoiselle, j'aimerais vous inviter à boire un café" et qui viraient au rouge instantanément. Mais je faisais l'erreur de laisser mon numéro et de ne pas prendre le sien...

Bref.

Sur l'enseignement de Stéphane, évidemment que c'est bien d'avoir deux-trois phrases d'ouverture sous le bras (ou la langue), évidemment que certains mecs au physique égal à celui de Brad Pitt ou que d'autres avec un physique "normal" mais au charme et à l'aura éblouissants vont approcher la fille en "direct game" (et ça va marcher), mais bon... j'ajouterais simplement que, selon moi, ce que Stéphane nous apprend est juste la meilleure méthode pour séduire. Car c'est la plus "normale" et la plus "spontanée". En gros, c'est celle que l'on utilise sans s'en rendre compte quand on recontre un autre mec qui deviendra plus tard un pote. Pourquoi séduire une fille serait différent ?


Comme dit Animal, Stéphane nous donne les clés pour devenir un "naturel", faire les choses sans même s'en rendre compte, des clés qui conviennent parfaitement à chacun d'entre nous, peu importe notre parcours de vie, puisqu'elles découlent des récurrences observées dans les interactions.
By john dilinger
#111544 [quote="kero"]Aller séduire dans la rue, la street session. La "cold approach". J'ai, personnellement, le même problème que toi: autrement dit, lorsque je fais les choses sans (trop) y penser, je peux être absolument excellent (je me suis surpris à de nombreuses reprises), mais toutes mes expériences consistant à sortir activement "séduire", comme on dit, était (presque) toujours une vraie catastrophe. Tu projettes les situations, tu te pré-plombe dans la tête, tu agis merdiquement, ça te plombe encore plus.
Ouf, ça me rassure, je ne suis pas le seul.

Passer mon mois sur Paris dans le but de séduire n'était certainement pas la meilleure idée que j'ai eue, même si j'ai profité autrement de la ville.

Et en même temps, les "très bons" (Spike, SpanishKiss, Alexandre...), qu'ont-ils en tête lorsqu'ils sortent ?
"Ce soir je fais en sorte de ne pas rentrer seul"
ou
"Je compte juste passer une bonne soirée/bonne journée"

On nous aurait menti ? La séduction ne permet donc pas de rentrer avec la première fille choisie de la même manière qu'on rentre de ses courses (tel un pick up artiste ou "artiste du ramassage") ?? :lol:

Je force le trait mais je pense qu'on a tous vécu à plus ou moins forte dose cette désillusion.

L'apprentissage de la séduction (à la Spike en tout cas) ne permet donc pas de mettre dans son lit la jolie fille de notre entourage présent, mais d'enrichir nos cercles sociaux (et la qualité de nos cercles) et de multiplier les opportunités de rencontres afin de tomber sur celles qui s'intéressent déjà un peu nous (test d'attraction physique mais pas que), et de suffisamment nourrir cet intérêt et cette attraction afin de faire naître... la relation.

Parce que le problème est là : il y aura des femmes qui, aussi énergique/intéressant/beau que l'on puisse être, ne s'intéresseront simplement jamais à nous.

Et c'est ça qui fait le plus peur dans l'abordage. Tomber sur cette fille qui ne montrera que du désintérêt et de l'ennui face à notre conversation, comme on tombe sur un petit morceau d'os dur en mâchant... très désagréable !

Je ne sais pas pour vous mais de mon côté, j'ai beau savoir que c'est l'état d'esprit qui compte et qu'il ne faut pas sortir pour séduire, il y a des moments où je le fais quand même simplement parce que j'ai envie de me mettre quelque chose sous la dent.
Et évidemment ça se solde presque toujours par des échecs.
By john dilinger
#111545 [quote]Je force le trait mais je pense qu'on a tous vécu à plus ou moins forte dose cette désillusion.

L'apprentissage de la séduction (à la Spike en tout cas) ne permet donc pas de mettre dans son lit la jolie fille de notre entourage présent, mais d'enrichir nos cercles sociaux (et la qualité de nos cercles) et de multiplier les opportunités de rencontres afin de tomber sur celles qui s'intéressent déjà un peu nous (test d'attraction physique mais pas que), et de suffisamment nourrir cet intérêt et cette attraction afin de faire naître... la relation.
La vraie désillusion, c'est de se rendre qu'on ne choisit pas les femmes.
On ne peut choisir que parmi celles qui nous ont choisi.
Tout ce que l'on peut faire c'est augmenter le nombre de ces femmes-là en rencontrant plus de femmes (qui nous correspondent ?).

J'exagère sans doute un peu, car le packaging, le langage du corps et arriver à parler de soi doit pouvoir faire changer l'opinion de certaines femmes à l'origine désintéressées. Mais cette part là n'est-elle pas négligeable ?
Changer ces aspects de notre vie ne sont-ils pas surtout fait pour nous rendre plus heureux ?

Je recommence à philosopher (vite mes comprimés).
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By TANZAN
#111548 [quote]j'ai envie de me mettre quelque chose sous la dent.
Et évidemment ça se solde presque toujours par des échecs.



Disons que la méthode Spike n'est pas fait pour se "mettre sous la dent" plus de filles !


C'est plus une question de développement personnel général, de faire preuve de discernement dans le monde qui nous entoure afin de pouvoir séduire au mieux les femmes d'un "certains niveau" si j'ose dire, mais Stéphane l'à dit lui même : sa méthode ne s’adressent pas a tous !


Est ce que le raffinement, le discernement est nécessairement le bon chemin, la certitude de ne pas se tromper objectivement parlant ?
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By animal
#111550 [quote="john dilinger"]La vraie désillusion, c'est de se rendre qu'on ne choisit pas les femmes.
On ne peut choisir que parmi celles qui nous ont choisi.
Tout ce que l'on peut faire c'est augmenter le nombre de ces femmes-là en rencontrant plus de femmes (qui nous correspondent ?).

J'exagère sans doute un peu, car le packaging, le langage du corps et arriver à parler de soi doit pouvoir faire changer l'opinion de certaines femmes à l'origine désintéressées. Mais cette part là n'est-elle pas négligeable ?
Changer ces aspects de notre vie ne sont-ils pas surtout fait pour nous rendre plus heureux ?

Je recommence à philosopher (vite mes comprimés).
Je reste persuadé que le simple fait d'avoir confiance en toi change la donne, et que l'autre simple fait d'y aller et de lui parler normalement (c'est à dire correctement et en se montrant intéressant) te fait marquer 1.000.000 de points d'un seul coup. Oui, il y a des filles à qui tu ne correspond pas et tu ne correspondras jamais (l'inverse est vrai, rappelle toi une bonne copine pas très jolie que tu ne pourrais jamais envisager dans ton lit), mais la plupart du temps, je suis persuadé que bien habillé et propre, on passe dans 80% des cas si on a assez de confiance en soi, le bon état d'esprit, et la chance de tomber au bon moment.
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By Le_Sorcier_Allumette
#111553 [quote]j'ajouterais simplement que, selon moi, ce que Stéphane nous apprend est juste la meilleure méthode pour séduire. Car c'est la plus "normale" et la plus "spontanée". En gros, c'est celle que l'on utilise sans s'en rendre compte quand on recontre un autre mec qui deviendra plus tard un pote. Pourquoi séduire une fille serait différent ?


Parce qu'a priori, tu ne cherches pas à coucher avec des mecs :D . Pour ce qui est de "la meilleure méthode", ça dépend de la personne. Pour celui qui s'y reconnaît ou qui a une façon d'envisager les choses proches de celle de Stéphane, ouais. Pour d'autres, non.

@animal: mon expérience et celle d'autres potes a tendance à montrer que les femmes qu'on aborde se répartissent de cette façon:
-Environ 10% qui sont intéressées tout de suite.
-Environ 10% qui ne peuvent juste pas te voir tout de suite.
-Le reste qui ne sait pas encore.
J'ai aussi remarqué que tant que t'es habillé normalement (à ta taille et avec des coupes et couleurs ympas), le fait de t'habiller encore mieux n'apporte pas de plus-value, même avec les femmes "d'un certain niveau".