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Modérateurs: animal, Léo

By JulienH
#169658 Voilà environ un mois que j'avais commencé quand une nuit, je me réveillai pris de démangeaisons, un truc à devenir dingue. Mes mains étaient rouge vif, enflées, je me les frottais jusqu'à m'écorcher. Le diagnostic des Drôles de Dames le lendemain fût implacable : "tu es allergique". Petit coup sur la tête, et une visite chez le dermato plus tard, je sus dès lors que mes jours dans le métier étaient comptés.

Plus tard, je me suis fait prendre en flagrant délit, en train de compter fleurette à une cliente (que je daterai plus tard). Je pensais que le bruit des sèche-cheveux allait me couvrir, Marie me regardait en rigolant. Il y a des miroirs partout dans un salon, je dis ça au cas où des hippies liraient ce journal.

Christelle m'avait vu et son air ne trompait pas, elle était agacée. A peine la jeune femme raccompagnée, je me fais alpaguer devant tout le monde :

[quote]Alors, elle est sympa la petite Sonia ?
[quote]Ouais ça va
Elle la taillait un peu, en essayant de ne pas être trop méchante. Raté ... Elle ne la loupait pas, allant même jusqu'à parler de ses formes, etc. Et ce, toujours devant tout le monde ...
[quote]Ca m'étonne que vous disiez ça, elle est gentille, elle est charmante, etc ...
[quote] Je la connais, ça fait longtemps qu'elle vient
Elle était énervée. Je souriais d'un air narquois.

Narquois, car Christelle n'avait aucune autorité sur moi, je la vouvoyais mais lui parlais presque comme à mes collègues. Et puis mes mains devenaient de plus en plus salement amochées, donc de toutes façons la coiffure c'était fini. J'allais devoir arrêter bientôt. Malgré les gants que j'utilisais, l'allergie gagnait mes avant-bras. Bientôt ce serait au tour des épaules puis du dos, d'après le dermato. C'est dégueu oui, j'étais pas obligé de décrire ça.

Puis vint ma dernière semaine. Un soir de celle-ci à l'heure de la fermeture, Christelle me demanda de "faire la caisse" de la journée. Puis la refaire - en fait, compter et recompter, jusqu'à ce que Marie et Carine s'en aillent.

Elle m'appelle dans l'arrière-boutique. Heuuuu ? Moi ?

[img]http://one-org.s3.amazonaws.com/us/wp-content/uploads/2015/03/What-Excuse-me-Say-what-GIF.gif[/img]

Ca devenait louche, me dis-je. Et un peu stressant.

[quote]Dis, tu fais quoi ce week-end ?
[quote]Je sors Samedi soir, sinon rien de spé
[quote] Je fais un barbecue chez moi, Alain (son mec) n'est pas là, j'ai invité des amis
Alain n'est pas là. Ok, enregistré. Samedi soir. Ok. Reçu 5 sur 5. Et même 10 sur 5. Coup de chaud.
[quote] Ben je peux pas trop, c'est un truc prévu depuis pas mal de temps
J'étais vraiment surpris. Elle m'excitait, mais c'était du fantasme, comment dire. C'était possible objectivement, je le voyais clairement, mais en même temps c'était improbable. J'y pensais mais sans y penser ... Je ne sais pas pourquoi j'ai flippé, peut être que c'était trop beau pour être vrai et que du coup, j'ai cru que ça n'était pas vrai. Je ne savais plus quoi faire, bref, le fait est que je me suis dégonflé.

Elle me répond que ce n'est pas grave et se retourne prendre une clope. L'envie de soulever sa robe était irrépressible, putain mais PRENDS-LA bordel.
[quote]Ca va sinon tes mains ? Tu vas faire quoi du coup ?
[quote] Je ne sais pas encore
Elle me prend les mains !
[quote] C'est dommage tu étais bien ici ?
[quote] Oui
Ca duré peut être 5 minutes, elle m'a proposé une clope que j'ai refusée, et c'était fini.

[img]http://31.media.tumblr.com/be19e600ba87fdf0c28d6e6f1c8757ac/tumblr_inline_nm2u28AYnh1rbra2d.gif[/img]

Baiser ma patronne, mince. Je venais d'en avoir l'occasion et l'avait laissée passer. Je m'en voulais à mort, lui montrer qui c'était le vrai patron, là sur l'évier, sans ménagement, ni vergogne, ni capote, comme souvent, comme un con ... Puis reboutonner ma chemise en sifflotant l'Internationale ... J'en mourais d'envie encore le matin même, et maintenant que c'était possible, je faisais pshit. En rentrant chez moi j'étais fin énervé. Il y avait encore du boulot pour arriver à être autre chose qu'un gros neuneu ...

J'ai cherché dans mon répertoire une fille à qui envoyer un texto. En vain.

Et ben allez toutes vous faire foutre, voilà.
By john dilinger
#169662 [quote]Christelle me demanda de "faire la caisse" de la journée. Puis la refaire - en fait, compter et recompter, jusqu'à ce que Marie et Carine s'en aillent.

Elle m'appelle dans l'arrière-boutique. Heuuuu ? Moi ?

Ca devenait louche, me dis-je. Et un peu stressant.
On dirait que les femmes aussi peuvent se rendre coupable d'une forme de harcèlement sexuel en entreprise :twisted:

Bon ok, c'est un peu différent là vu que tu voulais aussi, et que c'était ton dernier jour.
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By -Jules-
#169667 [quote="Triumph"]

J'ai cherché dans mon répertoire une fille à qui envoyer un texto. En vain.

Et ben allez toutes vous faire foutre, voilà.

Situation bien trop connue, la solitude du mec qui n'a pas profité d'une occasion en or :mrgreen:
By JulienH
#169692 Tu vois Jules, tu aurais dû attendre la fin de mes histoires pour dire que j'avais passé un cap :mrgreen:

Mais, petite précision : c'était une "occasion de baiser" en or . Le genre d'occasion qui quoi qu'on fasse, aussi maladroit qu'on soit, se représente forcément un jour où l'autre. J'ai pas forcément eu des critères très élevés en chaque occasion ... au contraire. Je n'en avais pas les moyens de toutes façons - concernant aujourd'hui c'est pareil tout en étant différent, enfin bon c'est un autre sujet.

Rater une vraie occasion en or, c'est autre chose, malheureusement je ne sais pas vraiment ce que c'est. Ou devrais-je dire "heureusement", ça dépend du point de vue, j'en sais rien, bref.

Concernant Christelle, ça n'était pas mon dernier jour, il en restait encore 2 ou 3, je ne sais plus. Je sais juste qu'il était profondément humiliant de se sentir regardé comme un enfant de 8 ans. J'imaginais ce qu'elle pouvait penser de moi, ce qu'elle allait raconter à sa bande de copines ... La honte. J'ai fait profil bas. Très, très bas. Ah il était loin le sémillant trentenaire ultra cool.

Et puis il fallait que je recommence à nouveau de zéro, cette fois sans aucune idée de ce que j'allais faire.

L'inactivité aidant, l'oisiveté faisant son nid (!), j'ai commencé lentement mais sûrement à déprimer et à me reposer ces saloperies de questions que je connaissais par coeur. Ca a duré des mois, puis sans trop l'expliquer, j'ai eu un déclic, effacé certaines ardoises, et ouvert ce journal.
By JulienH
#169717 Petit problème.

Imaginons une salle de cinéma de 500 places, dont seulement quarante sont occupées. Arrive notre ami le timide. Il observe la salle, constate qu'il y a de la place (460 si mes calculs sont exacts). Pourtant que fait-il ? Il attend l'ouvreuse, histoire d'être sûr que la place qu'on lui donnera ne gênera personne.

Maintenant interrogeons les 20 personnes qui me connaissent le mieux. "Est-il timide ?"

Ils vont tous rigoler : "lui, timide ? Lol. Bon, quelques fois il est un peu moins bien, un peu réservé voire taiseux, mais comme tout le monde. Timide ? lol".

Or moi aussi, j'attends bel et bien l'ouvreuse. "Créé ton propre système", m'a dit Ref. Il aurait pu me dire "fais-toi ta place", ça m'aurait évité de réfléchir des plombes.

A quoi sert la séduction sinon à choisir, et faire sa place ? Aller chercher ce qu'on veut ? Et en douceur, svp.

Je ne me fais pas ma place, j'attends voire espère, qu'on m'en accorde une. Certes il m'arrive de gesticuler, pour la forme, faire mon rebelle, "là, derrière le pylône ? Vous rigolez ou quoi ?". Et j'attends qu'on m'en attribue une autre, à peine moins pourrie. Quelques fois, elle me convient. Le plus souvent, pas vraiment voire pas du tout. Alors je reste quelques instants et quand j'ai bien mal au cul, je me lève. "Y a pas une place valable dans ce ciné ou quoi".

Et je me barre, je change de ciné, très énervé d'avoir une nouvelle fois perdu mon temps. "Quelle conne cette ouvreuse, pas foutue de deviner quelle place je veux".

La prochaine sera t-elle moins conne ?

Vous avez quatre heures, et non, ça n'est pas une demande d'aide perso, je ne sors pas avec une ouvreuse.


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C'est fascinant, l'introspection. C'est comme trouver un billet de 50 balles à chaque fois qu'on fouille dans ses poches. Dommage d'avoir presque fini ... Car j'ai bientôt fini, je crois. Ceci dit, se remettre en marche, c'est bien aussi.

Pourquoi ai-je dit vouloir "rencontrer de nouvelles têtes" ? Parce que "le timide n'a pas de cap", pardi (je l'ai bien notée celle-là, pourtant elle date).

Les têtes seront partout les mêmes, voilà. Encore une valise de posée.

Tout va bien en ce moment, et j'ai l'impression que ça a l'air durable. Des détails, mais je fais (ou refais) ce que j'ai envie de faire, sans m'occuper de rien d'autre, et tout roule.

Et surtout, surtout, j'ai fait le tour de tellement de choses. Comment dire ? Déballer un peu tout, mettre des mots clairs, tout ça ... Je l'ai déjà dit, mais quand tu mets un mot clair, t'as une idée claire en face, tu sais exactement ce qui déconne, pourquoi ça déconne, tu l'acceptes, et tu t'acceptes, tu vis mieux. Un an, ou un peu moins, à gamberger. Faut croire que c'était nécessaire.

J'ai même de nouveau envie de rencontrer, il est temps, parce que ça date. D'ailleurs ma maman s'inquiète.

Pas besoin de faire un dessin : c'est pas évident les périodes de déprime. En gros ça se résume à "besoin de rien, envie de personne". Envie de rencontrer ? Envie de baiser, disons-le clairement. Je lis KoT se plaindre d'un appétit sexuel démesuré, ben, tu vois KoT, si tu me lis, tu me fais rêver parce que je sors d'une période complètement inverse.

J'avais dit que je ne ferais pas de dessin, c'est raté, assez impudique aussi. Mais bon, j'aurai fait pire dans ce journal, avec mes histoires de famille.

Me mettre à poil devant des mecs, ça me fait pas peur, j'ai fait 15 ans de foot.
By Dymon
#169725 Au début j'ai vraiment cru que tu attendais l'ouvreuse au cinéma... Puis j'ai compris la métaphore. Sinon au théatre il est d'usage d'attendre l'ouvreuse et de lui donner une petite piècette :mrgreen: Donc tu n'as qu'à aller au théatre !
By JulienH
#169731 C'est un peu le souci avec le second degré, les métaphores, images, jeux de mots etc. Préciser qu'on en fait, c'est perdre 90% du plaisir d'en faire. Donc on préfère compter un peu sur le lecteur ... ou l'interlocuteur, car j'écris comme je parle.

C'est pas forcément très efficace, on peut faire de jolis bides, mais ça m'amuse.
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By ref
#169732 [quote]Je ne me fais pas ma place, j'attends voire espère, qu'on m'en accorde une.
C'est intéressant que tu pointes ça du doigts, mais est-ce que tu en connais les raisons?

Un pilier du forum, je ne sais plus qui désolé, avait écrit ici une phrase qui m'avait marquée et qui ressemblait de près ou de loin à ceci:

[quote="mec avisé"]S'excuser au besoin, mais ne jamais demander la permission
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By Fizzy
#169736 [quote]mec avisé a écrit:
S'excuser au besoin, mais ne jamais demander la permission
Ça ressemble à du sobre'n'soft. Je suis fan de ce que ce mec écrit.

Triumph, comment comprendre ton insubordination récurrente avec tes patrons et en même temps ton attentisme -pour ne pas dire soumission- avec tes copines ?
By JulienH
#169770 [quote="ref"]C'est intéressant que tu pointes ça du doigts, mais est-ce que tu en connais les raisons?
Oui. Je me suis trouvé toute ma vie paumé dans un labyrinthe mental, et là je pourrais te dérouler le fil d'Ariane sur des kilomètres, pourquoi, comment, qui, quand ... tout, je sais tout.

Donc, je sais d'où ça vient. C'est essentiel. Parce que quand tu replonges (car tu replonges), tu te dis "ça vient de là", et ça passe. Ca s'appelle s'accepter. Faire avec. "Avec ses contraintes", comme ce bon vieux Kersauson. Et là tu peux commencer à regarder les gens dans les yeux. Pas tous, certes. Ca dépend des yeux, et un peu de ce qu'il y a autour, cheveux, bouche, hanches, mains, poignets ... :)

Voilà, donc, je sais d'où ça vient. Maintenant, comment le résoudre ? Mais "faire avec", c'est justement ça, la solution, et il n'y en a pas d'autre, lutter vainement contre soi ça va 5 minutes (ou une demi-vie, en ce qui me concerne). Il n'y a pas d'autre solution que s'accepter.

Ce qui ne veut pas dire se flageller ou baisser la tête en se disant "je suis une merde, c'est mort, je plie les gaules".

Je pourrais écrire des dizaines de pages là dessus, le pourquoi du comment. On imaginera la tonne de questions que ça représente. Quoique non, je pense qu'on ne peut pas imaginer.

Tout le reste, les comparaisons, recherches de modèles, d'inspiration ... Ca ne m'a mené à rien, rien du tout.

"Tu te poses trop de questions", c'est la phrase que j'ai le plus entendu de ma vie. Personne ne veut que tu te poses de questions, c'est chiant pour tout le monde. On sait jamais, des fois que tu trouves des réponses ...
By JulienH
#169771 [quote="Fizzy"]Triumph, comment comprendre ton insubordination récurrente avec tes patrons et en même temps ton attentisme -pour ne pas dire soumission- avec tes copines ?
L'insubordination est due je pense, au modèle de figure d'autorité que j'ai (donc mon père). Les autres ne lui arrivent pas à la cheville (je l'ai placé très haut) et je ne les estime pas. Je ne cherche pas à plaire (ou donc, à obéir) aux gens dont je me fous éperdument. Comme tout le monde.

Les jolies filles elles, ont ce pouvoir sur moi. Comme sur presque tout le monde.

Donc c'est tout simple, je pense, c'est une histoire de pouvoir, la fameuse relation de pouvoir.
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By Fizzy
#169798 Evidemment qu'on est tenté de se rebeller contre le chef, et évidemment aussi qu'on est tenté de dire amen aux jolies filles qui nous minaudent.
Le travail à faire est justement de tempérer ces ardeurs afin de mieux contrôler les situations.

-> Agir en homme pour ne plus (se) subir.
By KindOfTrue
#169805 L'ouvreuse je lui donne bien plus qu'une piècette, alors que c'est elle qui s'assoit.

En passant j'adore l'andromaque, le début surtout, lorsqu'elle se pose penchée sur moi en essayant d'y aller molo. Je la redresse par les hanches, ventre puis la poitrine, je vois la petite grimace sur son visage, une mélange génée de plaisir et de souffrance..des fois un sourire se dessine.. puis hop elle se mord la lèvre, ca rate jamais. là je la lache. Aucune ne revient à la position initiale.
By JulienH
#169807 [quote="Fizzy"]Evidemment qu'on est tenté de se rebeller contre le chef, et évidemment aussi qu'on est tenté de dire amen aux jolies filles qui nous minaudent.
Le travail à faire est justement de tempérer ces ardeurs afin de mieux contrôler les situations.

-> Agir en homme pour ne plus (se) subir.
Je comprends le fond de ton propos et le rejoins, mais concernant l'autorité, quand j'envoie chier un abruti, je ne considère pas que je me subis. Car ça n'est pas l'autorité que j'envoie chier, c'est le mec qui l'applique à tort et à travers. Et pourtant je ne suis pas quelqu'un de conflictuel, loin de là, énormément de choses glissent comme si de rien n'était, on peut y aller franco sans que je bouge. Mais il faut que ce soit bien fait, et par une personne légitime ...

Sincèrement je ne m'estime pas très différent de quiconque, à ce niveau.
By JulienH
#169842 [quote="KindOfTrue"]En passant j'adore l'andromaque
Je viens seulement de comprendre pourquoi tu en es venu à parler de ça :)

Le premier soir où Laetitia s'est "assise" sur moi, elle avait poussé un petit cri dont je me demande si je l'oublierai un jour.

Je ne m'explique pas pourquoi je n'arrive pas à haïr cette fille, tant elle m'a rendu con - et même plus con que con, car con, je l'étais avant de la rencontrer. C'est même sans doute parce que j'étais con, que je l'ai rencontrée ...

Pourquoi elle est encore aujourd'hui celle qui m'a laissé le souvenir le plus marquant ? Il y a le sexe, bien sûr, mais ça ne peut pas être une explication suffisante. Passées les premières galipettes en mode calinou, c'est vite devenu trash, très trash, souvent trop pour moi.

Un jour j'en suis même tombé dans les pommes. A genoux derrière elle, je me vois encore, la tête qui tourne, et paf, raide mort, d'un seul coup. Je me suis réveillé une poignée de secondes plus tard, le cœur battant à 40.000. Je me suis vu mourir, "ça a duré combien de temps ?", demandai-je. Elle avait eu peur, "même pas dix secondes, qu'Est-ce qui s'est passé ?". Je ne savais pas, mais si mon cœur ne se calmait, pas j'allais crever ... La trouille. J'étais sous la douche depuis à peine cinq minutes lorsqu'elle m'y rejoignit.

[quote]Tu ne m'as pas finie
[quote]Je ne peux pas ...[quote]Tant pis tu me regarderas

Je l'ai prise pour une folle. Je m'étais vu sérieusement mal barré, j'avais vraiment paniqué (en un seul mot). Ca s'est calmé et de retour dans la chambre, elle avait bel et bien commencé à se finir, si je puis dire. Je l'y ai aidée.

Les anecdotes vraiment trash, je ne peux même pas les raconter.

Une véritable addiction. Elle m'envoyait des photos, mes journées de boulot ne servaient à rien. Des week-ends entiers à faire l'amour, sortir déjeuner, retourner baiser, ressortir dîner, retourner baiser. N'importe quand, n'importe comment, et même n'importe où, jusque dans les chiottes d'une aire d'autoroute au petit matin.

Elle avait un sens de la répartie assez unique, mais n'avait rien d'intéressant à raconter, toute projection dans l'avenir était inconcevable (notamment pour cette raison), elle m'a joué de sales tours ... "Sales tours", pfff ... Est-ce que je valais mieux ? San doute que non. Et si je la croisais demain, j'en blêmirais, c'est pratiquement sûr.

Je préfère mettre ça sur le compte de la honte que je ressentirais, ça m'arrange.